Immobilier à Beaune : ce que révèle la photographie des diagnostics de septembre 2026
La photographie locale datée du 24 septembre 2026 repose sur une extraction ADEME du 18 septembre et rassemble 7 342 diagnostics enregistrés à Beaune. Les classes C et D dominent ce corpus, tandis que les étiquettes F et G représentent ensemble 7,6 % des enregistrements.

À Beaune, la photographie du parc immobilier diagnostiqué publiée au 24 septembre 2026 fait ressortir un profil précis : une forte présence des étiquettes C et D, un bâti largement antérieur à 1975 et un chauffage principal où le gaz naturel occupe la première place. L’actualité tient à cette lecture des données locales, issues de l’extraction ADEME du 18 septembre 2026, et non à un événement municipal. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, son intérêt est de situer un bien dans son environnement statistique. Elle ne permet toutefois ni d’attribuer une étiquette à une adresse, ni de décrire chaque logement de la commune.
Une photographie de 7 342 diagnostics, pas de 7 342 logements
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Beaune |
|---|---|
| A | 53 |
| B | 185 |
| C | 3 068 |
| D | 2 590 |
| E | 887 |
| F | 378 |
| G | 181 |
Le périmètre étudié est celui de Beaune, en Côte-d’Or, identifié par le code INSEE 21054. Le jeu local retient une population communale de référence de 20 352 habitants et contient 7 342 diagnostics enregistrés. Ces deux nombres décrivent des objets différents : des habitants d’un côté, des enregistrements de diagnostics de l’autre. Un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Il serait donc incorrect de présenter ce corpus comme un décompte de 7 342 logements uniques, ou de le rapporter à la population pour en déduire une couverture du parc. Aucun nombre de logements uniques n’est fourni dans cette photographie.
La date d’extraction et la date de publication doivent également rester distinctes. Les données utilisées ont été extraites le 18 septembre 2026 ; leur analyse locale est datée du 24 septembre. Cette seule photographie ne fournit pas de comparaison dans le temps. Elle ne démontre donc ni une amélioration des performances, ni une dégradation, ni une accélération des diagnostics. La méthode consiste ici à lire les effectifs et les proportions disponibles, en respectant leur périmètre. Les parts d’étiquettes portent sur les diagnostics enregistrés, tandis que la période de construction dominante est explicitement donnée pour le corpus géolocalisé. Ces précisions conditionnent toute interprétation des résultats.
Les classes C et D définissent le centre du profil beaunois
La classe C rassemble 3 068 diagnostics, soit 41,8 % des enregistrements, devant la classe D, avec 2 590 diagnostics et 35,3 %. C’est le trait le plus visible de cette photographie beaunoise : le corpus est d’abord structuré par ces deux catégories, plutôt que par ses extrêmes. Les classes A et B comptent respectivement 53 et 185 diagnostics, soit 0,7 % et 2,5 %. À l’autre extrémité, F représente 378 enregistrements et G en représente 181. Cette distribution situe le poids de chaque étiquette dans la base, sans dire combien de logements différents composent chacune de ces catégories ni comment ils se répartissent entre les secteurs.
La classe E mérite une lecture séparée : ses 887 diagnostics représentent 12,1 % des enregistrements, contre 559 diagnostics et 7,6 % pour F et G réunies. S’en tenir aux seules étiquettes F et G laisserait ainsi de côté une catégorie plus nombreuse dans ce corpus et concernée par les échéances réglementaires fournies. Pour un vendeur ou un acquéreur, cette répartition offre un contexte local, mais ne constitue pas une évaluation du bien considéré. Une étiquette C ou D est fréquente dans les données beaunoises ; cette fréquence ne permet pas, à elle seule, de conclure à un niveau de prix, à une facilité de vente ou à une demande particulière.
- A et B : respectivement 53 et 185 diagnostics enregistrés, soit 0,7 % et 2,5 %.
- C et D : respectivement 3 068 et 2 590 diagnostics enregistrés, soit 41,8 % et 35,3 %.
- E : 887 diagnostics enregistrés, soit 12,1 %.
- F et G : respectivement 378 et 181 diagnostics enregistrés, soit 5,1 % et 2,5 %.
Un bâti ancien très présent, sans équivalence automatique avec l’étiquette
L’ancienneté du bâti est le deuxième élément structurant de la photographie. La période dominante est 1948-1974, qui représente 38,3 % du corpus géolocalisé. Les données indiquent également une part de 23,9 % pour le bâti antérieur à 1949 et de 62,2 % pour celui antérieur à 1975. Les périodes antérieures à 2001 représentent 89,9 %. Ces repères éclairent le contexte de construction des biens présents dans les données. Ils ne décrivent pas leur état actuel, les interventions qu’ils auraient connues ou leurs caractéristiques techniques détaillées. Ils doivent donc être lus comme des informations d’âge, et non comme des diagnostics supplémentaires de performance.
Les seuils de dates demandent une attention particulière. La catégorie « antérieur à 1949 » et la période « 1948-1974 » ne sont pas deux tranches strictement disjointes : leurs intitulés se recoupent sur 1948. Les additionner pour reconstituer une autre part serait donc trompeur ; la proportion antérieure à 1975 est déjà fournie séparément. Surtout, aucun croisement entre époque de construction et étiquette énergétique n’est disponible ici. On ne peut pas attribuer les classes F ou G au bâti le plus ancien, ni expliquer la domination de C par une période particulière. L’âge du bâti et les étiquettes coexistent dans cette photographie, sans relation causale démontrée.
Surface, consommation et gaz : trois repères à ne pas fusionner
Les maisons individuelles représentent 18,2 % dans les données locales, tandis que la surface médiane est de 67 m². Ces deux indicateurs complètent le portrait, mais leur rapprochement ne permet pas de décrire une maison individuelle type de 67 m². La médiane de surface n’est pas présentée comme propre aux maisons. De même, les données fournies ne détaillent pas les autres catégories de biens. Pour une vente ou une acquisition, ces chiffres servent donc de points de comparaison limités : ils renseignent le corpus dans son ensemble, sans remplacer les caractéristiques du bien concerné et sans établir un profil unique qui résumerait l’immobilier diagnostiqué à Beaune.
La consommation médiane atteint 172 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 993 €. Le terme « estimé » est essentiel : ce dernier montant n’est pas présenté comme une facture constatée pour chaque bien. Les deux médianes ne doivent pas non plus être assemblées avec la surface médiane pour fabriquer un logement représentatif dont toutes les caractéristiques seraient connues. Le gaz naturel apparaît comme chauffage principal dans 4 356 diagnostics, ce qui en fait le chauffage principal dominant de l’extraction. Aucun croisement fourni ne permet cependant de relier ce chauffage à une étiquette, à une période de construction ou à un coût individuel.
Pour les ventes, distinguer fréquence locale et champ de l’audit
Pour les propriétaires vendeurs, l’enjeu concret n’est pas seulement de savoir si leur étiquette est fréquente à Beaune. Il faut distinguer cette information statistique du champ de l’audit énergétique réglementaire. En métropole, celui-ci concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, la classe E étant concernée depuis le 1er janvier 2025. La présence de 887 diagnostics E dans le corpus donne à cette catégorie une place importante dans la lecture locale. Elle ne permet toutefois pas de compter les ventes concernées : les enregistrements ne sont ni des transactions, ni nécessairement des biens uniques.
La part de maisons individuelles, fixée à 18,2 %, ne résout pas cette question. Sans répartition croisée entre type de bien et étiquette, il est impossible de déterminer combien de maisons diagnostiquées sont classées E, F ou G. Le corpus ne fournit pas non plus un effectif des immeubles en monopropriété relevant de ces classes. Pour un acquéreur, la conséquence pratique est de ne pas confondre le contexte communal et les informations propres à l’objet de la vente. La photographie éclaire la place des catégories énergétiques, mais ne permet ni de conclure qu’un audit concerne un bien précis, ni d’en apprécier le contenu.
- Pour situer un bien : comparer son étiquette à la répartition des diagnostics, sans assimiler fréquence et valeur.
- Pour lire le champ réglementaire de l’audit : distinguer l’étiquette, le type de bien et la situation de vente.
- Pour mesurer les limites du corpus : ne pas convertir les effectifs E, F et G en nombre de transactions ou d’audits.
Pour les bailleurs, trois classes et des échéances distinctes
En matière de location, les classes G, F et E ne doivent pas être regroupées sans rappeler leur calendrier. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus au critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. À la date de cette analyse, le 24 septembre 2026, la première de ces dates est donc passée, tandis que les deux autres restent à venir. Ce rappel donne un sens concret aux étiquettes du corpus, sans permettre de qualifier la situation locative de chaque bien enregistré à Beaune.
Les données comptent 181 diagnostics G, 378 diagnostics F et 887 diagnostics E. Ces nombres ne sont pas ceux des logements actuellement loués dans chacune de ces classes. La photographie ne renseigne pas ici leur occupation, l’existence d’un nouveau bail ou le nombre de logements uniques concernés. Pour un bailleur, le repère utile est donc l’étiquette de son propre logement, mise en regard de l’échéance correspondante, plutôt que le seul taux communal de F et G. Pour un acquéreur qui envisage une location, la même distinction s’impose : une proportion locale ne permet pas de conclure à la situation réglementaire du bien envisagé.
Cinq secteurs analysés et des risques à lire sur un autre plan
Le périmètre d’analyse comprend cinq quartiers ou secteurs IRIS : Saint-Jacques, Colbert-Gare-Colombière, Centre Ville, Les Roles-Saint Martin et Blanches Fleurs. Leur présence dans l’étude ne suffit pas à établir des différences chiffrées entre eux. Aucun effectif ni aucune répartition énergétique par secteur ne sont fournis ici. Il serait donc infondé de désigner l’un comme plus performant, plus ancien ou davantage concerné par F et G. Pour les propriétaires comme pour les acquéreurs, cette limite est importante : les résultats présentés décrivent le périmètre local, mais ne constituent pas un classement des secteurs et ne peuvent pas être reportés automatiquement sur une adresse particulière.
Géorisques recense quatre familles de risques : inondation, mouvement de terrain, séisme et transport de marchandises dangereuses. La zone sismique indiquée est 2, qualifiée de faible, et le potentiel radon est de niveau 1. Ces informations complètent le contexte immobilier, mais ne mesurent pas la performance énergétique. Les associer aux étiquettes du diagnostic pour produire une appréciation globale chiffrée n’aurait pas de fondement dans les faits disponibles. Aucun détail fourni ne permet non plus d’attribuer un niveau d’exposition à chacun des cinq secteurs ou à chaque logement. La lecture des risques et celle des performances doivent donc rester distinctes dans cette analyse locale.
Ce que cette mise à jour change dans la lecture d’un projet
Le principal enseignement de septembre 2026 est une hiérarchie des sujets, non une évolution démontrée du parc. À Beaune, les classes C et D occupent le centre de la distribution, tandis que E représente davantage d’enregistrements que F et G réunies. L’ancienneté du bâti, la surface médiane et la place du gaz naturel ajoutent des dimensions différentes à ce portrait. Pour un propriétaire vendeur, un bailleur ou un acquéreur, l’utilité de l’ensemble est de poser séparément les questions de performance, de type de bien et d’échéance réglementaire. Les agréger en une conclusion unique ferait perdre les distinctions qui rendent ces données pertinentes.
Cette photographie officielle permet ainsi de contextualiser un projet, pas d’en prédire l’issue. Aucun prix, délai de vente, volume de transactions ou résultat de travaux n’est fourni. Elle n’établit pas davantage une trajectoire énergétique de Beaune, faute de série comparative dans les faits disponibles. Sa portée reste néanmoins précise : elle décrit les diagnostics enregistrés dans l’extraction utilisée, identifie les catégories les plus présentes et rappelle les échéances associées à certaines étiquettes. La conclusion utile est de conserver ces repères comme un cadre de lecture communal, tout en réservant les conclusions sur un logement à ses propres caractéristiques, sans les déduire d’une médiane ou d’un pourcentage local.
- Vendeurs : la fréquence d’une étiquette dans le corpus ne détermine ni un prix ni un délai de vente.
- Bailleurs : les échéances G, F et E sont distinctes et ne se lisent pas à partir du seul taux communal de F et G.
- Acquéreurs : surface, consommation et coût médians ne décrivent pas nécessairement un même bien.
Questions fréquentes
Les 7 342 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Beaune ?
Non. La base contient 7 342 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Le nombre de logements uniques n’est pas fourni. Les proportions d’étiquettes décrivent donc les enregistrements, pas un recensement exhaustif des logements.
Quelle étiquette énergétique est la plus présente dans cette photographie ?
La classe C arrive en tête avec 3 068 diagnostics enregistrés, soit 41,8 %, devant D avec 2 590 diagnostics et 35,3 %. Cette répartition provient de l’extraction ADEME du 18 septembre 2026 utilisée pour l’analyse datée du 24 septembre.
Quels biens sont concernés par l’audit énergétique réglementaire à la vente ?
En métropole, l’audit concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, avec l’inclusion de la classe E depuis le 1er janvier 2025. Les données locales ne permettent pas de compter les biens uniques concernés à Beaune.